Pour le libre accès aux connaissances

Je ne sais trop combien de fois je suis tombé sur une page d’ieeeXplore, ACM portal, SpringerLink, ScienceDirect (et j’en passe) ces dernières années en cherchant de l’information sur Google pour mes projets. Toujours le même scénario: je trouve LE texte qui semblerait m’aider énormément, le recherche dans google et tombe sur une de ces saletés de page qui bloque l’accès à quiconque n’est pas membre.

À mes premiers contacts avec ieeeXplore, j’ai tout de suite cherché à m’inscrire (gratuitement) comme je suis habitué de le faire avec tout ce qui est sur le web et trouvé cette page qui propose un essai gratuit de 30 jours à usage personnel. Je me dis alors: “c’est plus de 30 jours qu’il me faut … mais bon, à ce point, ces 30 jours m’aideront quand même un peu”. Lisant un peu plus, je découvre que je dois fournir un numéro de membre IEEE. Merde ! Je n’ai pas terminé mes études, je n’étudie pas encore en informatique et me dirigerai pas vers une profession d’ingénieur ! Fort de nos succès auprès de nos commanditaires pour Eurobot, j’ai tenté de contacter ieeeXplore pour soumettre une demande de “commandite” me donnant accès aux documents dont j’ai besoin le temps de compléter le projet actuel.

Sans réponse.

Informez-vous à la bibliothèque de votre école disait-on aussi sur le site. En sachant bien la réponse à l’avance, je l’ai demandé pour me répondre qu’on ne connaissait aucune des publication. À quelque 30K$/année, c’est pas la peine non plus de tenter de les inciter à s’y abonner et puisqu’aucun ingénieur ne sort du cégep, évidemment.

Encore ce soir, c’est l’article intitulé “Linear-time connected-component labeling based on sequential local operations” de K. Suzuki que j’aurais apprécier pouvoir consulter… mais bon à $31.50 US (http://tinyurl.com/3284bj), je vais m’en passer, comme à l’habitude.

Le lobby des éditeurs est fort et il est difficile de le contrer dans le nouveau marché d’internet qui doit apparaître comme très lucratif. Il me semble que le principe des “journaux” et de l’ultra protectionnisme du contenu scientifique prend plus de sens il y a disons 100 ans, alors que l’éditeur se montrait réellement utile comme entremise entre le chercheur et le contenu à un moment où les moyens de communications n’étaient pas assez développés pour fonctionner sans cette aide.

Quand le mot Google se transforme en verbe “googler” comme synonyme de “chercher”, c’est là un signe d’un changement radical de l’accessibilité à l’information. Pour tous les autodidactes ou passionnés, c’est aussi un outil fondamental. Je ne peut qu’être certain, mais ne peut m’imaginer à quel point un accès libre à tous ces documents/articles stimulerait les avancées de la science.

http://en.wikipedia.org/wiki/Open_access

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